L’été photographique de Lectoure est une histoire réécrite chaque année depuis 1990 par une exploration de sites patrimoniaux publics et privés évoquant le riche passé de la ville et par une déambulation à la rencontre d’œuvres contemporaines.

Edition 2024

Intitulée Terra Nostra, cette nouvelle édition est une invitation à la découverte de sept expositions explorant différents points de vue des relations entre nos vies quotidiennes et la planète Terre. Sont invoqués au fil des expositions l’importance des éléments naturels que sont l’eau et la terre nourricière dans ces liens que l’être humain se doit de redéfinir avec son environnement. À l’aune des bouleversements écologiques et sociétaux, Terra Nostra permet de découvrir ou re-découvrir la richesse des terres que nous foulons à travers une réalité poétisée, voire même parfois transformée. Une réalité où sont convoqués mythes, légendes, traditions et collections d’hier ou d’aujourd’hui, que ce soit par les techniques vernaculaires au service d’une photographie qui s’en trouve métamorphosée ou par les projets développés par les artistes invités. La photographie est ici un moyen d’aller à la rencontre d’autres réalités fixant une certaine forme de beauté racontant des histoires non pas avec des mots mais avec des images. Images qui sont finalement une forme de célébration du vivant et une ode à la déesse de la terre, Gaïa.

Un focus particulier sur la jeune génération de photographes plasticiens corses a été imaginée avec la complicité de la commissaire d’exposition indépendante et critique d’art Madeleine Filippi.

Le projet artistique développé durant L’été photographique de Lectoure trouve écho dans la démarche d’éco-responsabilité et de transition écologique développée depuis début 2024 par le Centre d’art et de photographie. Nous repensons notre fonctionnement, afin de limiter nos impacts négatifs sur l’environnement et à renforcer nos impacts positifs sur la société.

Nous croyons fermement que cette démarche rejoint le projet artistique du Centre d’art et de photographie et forme avec ce dernier un ensemble. Il ne nous semble pas cohérent de défendre une programmation célébrant le vivant si nous ne nous engageons pas, jour après jour, dans une réelle
démarche d’éco-responsabilité. En inscrivant à la fois notre programmation artistique et nos actions au cœur des préoccupations actuelles, il nous semble que nous faisons société.

Lydie Marchi, commissaire générale, directrice du Centre d’art et de photographie de Lectoure – CACIN

Ete photo

Zoom sur

Kahn & Selesnick
La danse macabre de Monsieur Boutons

Au Moyen-Âge, la danse macabre était conçue comme un avertissement pour les
puissants et une source de réconfort pour les pauvres, un appel à tous pour une
vie responsable et pieuse. Lors de leur résidence de création au Centre d’art et
de photographie de Lectoure en 2022, Kahn & Selesnick se sont inspirés à la fois
des objets conservés au Musée d’archéologie de la ville, de l’histoire et des
paysages de cette dernière, de récits des personnes rencontrées et comme
toujours de films, d’expéditions qui ont échoué, de récits d’îles perdues, etc., pour
imaginer des scénettes inspirées de danse macabre. Ne pouvant se réaliser sans
modèles, Kahn et Selesnick firent appel aux habitant·es de Lectoure afin que ces
dernier·es prennent la pose au cours de joyeuses séances de travestissements

Les évènements